ven 20 octobre 2017
droits seigneuriaux
Gaston III de Foix, dit Gaston PHOEBUS (1331-Orthez, 1394)

Comte de Foix (1343-1391), grand batailleur, passionné de chasse (surnommé Phoebus peut-être à cause de sa chevelure blonde), il symbolisa au XIVè siècle le type du grand seigneur féodal, protecteur des lettres et des arts. Il est lui-même auteur de chansons, dont le Canto que canto.
Prudent politique, il refusa au roi Jean II le Bon, l'hommage pour le Béarn et se tint à l'écart du conflit franco-anglais dans la guerre de Cent Ans. Faute d'être parti en croisade, il déploya ses vertus chevaleresques en Prusse, dans les rangs des chevaliers Teutoniques et revint en France combattre la jacquerie (révolte des paysans français contre les nobles) en 1358.

Il était réputé pour ses nombreuses maîtresses et ses colères noires dont fut victime, en particulier, son fils unique légitime.

Devant le commissaire réformateur du Comté de Foix, lors du dénombrement des terres du Consulat d'Ax, Noble Raymond Munyer énuméra, le 19 octobre 1559, les droits qu'il avait acquis de divers personnages sur Ignaux, Sorgeat, etc. ; il se prévalut d'un acte de concession, le 4 février 1394, consenti par Gaston Phoebus.

A la fin du XVIè siècle, Noble Corbayran de Miglos, seigneur de Luzenac, était coseigneur de Sorgeat. Le 15 mars 1598, devant Pierre-Arnaud Pretianne, notaire, il arrenta pour trois années "moyennant 12 escus sol " à Jean Serda, marchand d'Ax, les droits seigneuriaux sur Sorgeat (excepté ceux de lods et ventes) ; puis, le 19 février 1604, il vendit pour la somme de 270 livres (à pacte de rachat de ce jour à un an) tous les droits de sa seigneurie de Sorgeat à Noble Hierosme Fornier, procureur du Roi, par devant Jean Tardieu notaire comtal d'Ax.

Au XVIIè siècle, le domaine de Sorgeat appartint à Noble Jean de Labat et d'Antignac, baron de Caudeval, seigneur d'Ascou et d'Ignaux, puis à son fils Pierre, sauf quelques droits possédés par la famille Jean Perpère d'Orgeix.

Au XVIIIè siècle, il passa aux mains de la famille Rochechouart, puis de la famille Fornier de Savignac et, au XIXè siècle, il devint la propriété de la famille Gomma.
Jusqu'à la Révolution française, la communauté de Sorgeat fut imposée sur le pied de sept feux : le fouage n'était payé que tous les sept ans. Les habitants payaient au Roi ou à son fermier d'Ax, les pignores (saisies) et les dénonces des dommages-intérêts dus à l'occasion des dégâts causés par les bestiaux dans les terres labourables et les devèzes (lieux réservés). Le seigneur direct et foncier percevait les lods et ventes et les censives des terres et des maisons. Les habitants de cette communauté avaient la jouissance des montagnes, terres hermes (incultes) et forêts de Sorgeat, d'Ascou et d'Ignaux pour y faire dépaître, cabaner et horrier jour et nuit leurs bestiaux et de couper du bois pour leurs usages, chauffages et bâtisses. Sorgeat reconnaissait, comme seigneur foncier et direct, le seigneur d'Ascou. Seules les forêts et montagnes seigneuriales de cette commune n'ont pas été vendues, en 1876, par Philippe Gomma, comme les domaines d'Ascou et d'Ignaux ;elles sont aujourd'hui la propriété de M. le Dr François Gomma, conseiller général du canton d'Ax et de Mme Henriette Forsans, née Gomma.




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