ven 18 août 2017
Écrits  
Pour écrire un nouveau texte, cliquez ici.
     réminiscences

Un visage, une silhouette, une voix parfois, nous hante lors d’une errance à travers le village, au détour d’une « cantounade » (muraille) :
les Alphonse, les Marie, les Jusep, les Rosa, les Baptistin, Yvonne, Guillaoumé, les Jeanne, les Jacinte , les Berthe, Antoine, Rosalie, Luc, les Bicen’s, Margarida, Polyte , Adèle, les Marius…
la Dragouna, la Cournuda, la Saouradèla, la Bourdalésa, Marioun dé Pol, Sylbestré, Jèpe, le Blhat…
Objets inanimés : chemins, maisons, « carrérot’s » (ruelles)…des milliers d’yeux vous ont vus. Des êtres inconnus vécurent parmi vous, les enfants qui leur ont succédé, nous en avons connu. Quelques uns d’entre eux sont encore parmi nous : des Anciens, de plus jeunes, dont les prénoms nous surprennent parfois, nous enchantent aussi, des nouveaux venus qui se sont joints à eux, qui ont adopté ce village, avec ses attraits avec ses imperfections…Il est difficile d’imaginer quelle fut votre vie.
Fountareille, le Catarot’, Coteloc, Bernat’ dal Paou, Jean’ dé Ramoun’, l’Agousti, l’Agragnou, Péritchés, Ménan’s, la Gané, la Ganétot’, le Gamat’,
Seuls nous restent ces noms que nous avons entendus prononcés dans notre enfance environnés de termes occitans, patois , disait-on, presque honteusement, par des êtres aimés qui nous ont vu naître, qui ne nous ont pas vu vieillir .
L’Hoste, le Père, le Serre, la Régalade, Marinette, la Frise, Crabit’, Pierri Gros’, Jean’ Pétit’
Objets inanimés paysages familiers, vous les avez contemplés jour après jour, saison après saison, ces mêmes horizons, ces mêmes crêtes irréelles illuminées par les rayons du matin de Peyréjat à Espaillat, ces mêmes couchants grandioses, prometteurs de beaux lendemains vers les Trois Seigneurs. Leur vue a dû vous réjouir, comme elle nous réjouit, elle vous a aidés à endurer les rudes journées qui étaient les vôtres.
Rébouill’, la Bûche, le Routch, le Llimpré, le Gutch, le Reil’, la Jeanne, Tardiou, Capitaïné, Canibou, la Lloube, la Philomène, le Tichèïré, la Sipestre, le Courdounié, l’Espagnol, Pélaille, le Gascou, la Mort, le Cardaïré, la Martine, le Couquet’, Ratataou,
Ces paysages étaient votre quotidien. C’est le lien qui nous rattache à vous, comme ces noms oubliés qui resurgissent parfois en nos mémoires, ainsi qu’un air ancien qu’on fredonne machinalement, tout ému.
André , le 17 mars 2013
 
     Jeanne Jeanne était au pain sec dans le cabinet noir,
Pour un crime quelconque, et, manquant au devoir,
J'allai voir la proscrite en pleine forfaiture,
Et lui glissai dans l'ombre un pot de confiture
Contraire aux lois. Tous ceux sur qui, dans ma cité,
Repose le salut de la société,
S'indignèrent, et Jeanne a dit d'une voix douce :
- Je ne toucherai plus mon nez avec mon pouce ;
Je ne me ferai plus griffer par le minet.
Mais on s'est récrié : - Cette enfant vous connaît ;
Elle sait à quel point vous êtes faible et lâche.
Elle vous voit toujours rire quand on se fâche.
Pas de gouvernement possible. A chaque instant
L'ordre est troublé par vous ; le pouvoir se détend ;
Plus de règle. L'enfant n'a plus rien qui l'arrête.
Vous démolissez tout. - Et j'ai baissé la tête,
Et j'ai dit : - Je n'ai rien à répondre à cela,
J'ai tort. Oui, c'est avec ces indulgences-là
Qu'on a toujours conduit les peuples à leur perte.
Qu'on me mette au pain sec. - Vous le méritez, certes,
On vous y mettra. - Jeanne alors, dans son coin noir,
M'a dit tout bas, levant ses yeux si beaux à voir,
Pleins de l'autorité des douces créatures :
- Eh bien, moi, je t'irai porter des confitures.
André , le 29 novembre 2010
 
     Montagnes Pyrénées Montagnes Pyrénées
Vous êtes mes amours
Cabanes fortunées
Vous me plairez toujours.
Rien n'est si beau que ma patrie
Rien ne plait tant à mon amie
Ô montagnards,
Ô montagnards,
Chantez en cœur,
Chantez en cœur,
De mon pays, de mon pays
La paix et bonheur.

(Refrain)
Halte là, halte là, halte là
Les montagnards, les montagnards
Halte là, halte là, halte là
Les montagnards sont là
Les montagnards, les montagnards,
Les montagnards, sont là.


Laisse là Tes montagnes,
Disait un étranger
Suis-moi dans mes campagnes
Viens ne sois plus berger
Jamais, jamais, quelle folie
Je suis heureux dans cette vie
J'ai ma ceinture,
J'ai ma ceinture
Et mon béret,
Et mon béret
Mes chants joyeux, mes chants joyeux
Ma mie et mon chalet.

(Refrain)

Sur la cime argentée
De ces pics orageux
La nature domptée
Favorise nos yeux.
Vers les glaciers d'un plomb rapide
J'atteins souvent l'ours intrépide,
Et sur les monts,
Et sur les monts,
Plus d'une fois,
Plus d'une fois,
J'ai devancé, j'ai devancé,
La course du chamois.

(Refrain)

Déjà dans la vallée
Tout est silencieux
La montagne voilée
Se dérobe à nos yeux.
On n'entend plus dans la nuit sombre
Que le torrent mugir dans l'ombre.
Ô montagnards
Ô montagnards,
Chantez plus bas,
Chantez plus bas,
Thérèse dort, Thérèse dort
Ne la réveillons pas.

(Refrain)




Paroles et musique d'Alfred Roland (1797 – 1874) Créateur des « Chanteurs Montagnards ».
Cette chanson est appelée également « La tyrolienne des Pyrénées ».
Il est à déplorer que certains plagient cette chanson pour attribuer la paternité à des régions qui n'ont rien à voir avec les Pyrénées.
Clément , le 20 avril 2010
 
     Ariège, mon pays J'aime d'amour tes montagnes superbes,
L'hiver leur met un blanc vêtement
Mais dans l'été parmi les hautes herbes
Les agnelets gambadent follement.

(Refrain)
Ariège, Ariège, ô mon pays
Ô terre tant aimée
Mère tant adorée
De près, de loin, toujours
Ton nom me réjouit.
Ariège ô mon pays.


J'aime tes plaines si jolies
Riche tapis de vignes et de blé
Tes ruisseaux d’argent et tes prés fleuris
Et tes plateaux couronnés de bois.

(Refrain)

Pour l'oisillon, qu'il fasse soleil ou pluie
Le plus beau nid sera toujours le sien
Je suis Ariègeois, laissez moi mon Ariège
Aucun pays n’est beau comme le mien.

(Refrain)

Ô mon pays si doux à ma mémoire
Ton nom aimé et gravé dans mon cœur.
Où je suis né, Dieu veuille que je meure
Sous mon ciel Bleu, sous mon beau soleil d'or.

(Refrain)





Paroles et musique de L'Abbé Maury-Sabas
Né à Miglos canton de Vicdessos en 1863. Mort et inhumé à Varilhes en 1923.
Curé de Arquizat – Miglos puis Norgeat et enfin chanoine de Varilhes.
Jusqu'en 1932, cet Hymne devait être connu, en patois, des candidats au certificat d'études à Varilhes.
Clément , le 20 avril 2010
 
     Ariège, mon pays (Refrain)
Ariège, Ariège, ô mon pays
Ô terre tant aimée
Mère tant adorée
De près, de loin, toujours
Ton nom me réjouit.
Ariège ô mon pays.


J'aime d'amour tes montagnes superbes,
L'hiver leur met un blanc vêtement
Mais dans l'été parmi les hautes herbes
Les agnelets gambadent follement.

(Refrain)

J'aime tes plaines si jolies
Riche tapis de vignes et de blé
Tes ruisseaux d’argent et tes prés fleuris
Et tes plateaux couronnés de bois.

(Refrain)

Pour l'oisillon, qu'il fasse soleil ou pluie
Le plus beau nid sera toujours le sien
Je suis Ariègeois, laissez moi mon Ariège
Aucun pays n’est beau comme le mien.

(Refrain)

Ô mon pays si doux à ma mémoire
Ton nom aimé et gravé dans mon cœur.
Où je suis né, Dieu veuille que je meure
Sous mon ciel Bleu, sous mon beau soleil d'or.

(Refrain)

Paroles et musique de L'Abbé Maury-Sabas
Né à Miglos canton de Vicdessos en 1863. Mort et inhumé à Varilhes en 1923.
Curé de Arquizat – Miglos puis Norgeat et enfin chanoine de Varilhes.
Jusqu'en 1932, cet Hymne devait être connu, en patois, des candidats au certificat d'études à Varilhes.
Clément , le 20 avril 2010
 
     Arièjo moun païs (version patois) Aïmi d'amour tas montagnos superbos,
L'hiber lous mèt un blanc habilloment
Mé dins l'estiu démest les nautos herbos
Lès agnélous réguinnon folloment.

(Refrain)
Arièjo, Arièjo ô moun païs
O terro tant aïmado
Maïre tant adourado
Dé prés, dé leign, toutjoun
Toun noum mé réjouis.
Arièjo, ô moun païs.


Aïmi tabé tas planos ta pulidos
Riché tapis de bignos et de blats
Tous rius d'argent é tas prados flouridos
E tous planels dé bosques courounats.

(Refrain)

Per l'ausélou, fascé souleil o pléijo
Lé pu bel nids sira toutchoun le siu
Soun Ariéjouès ! Dichats me moun Arièjo
Cap de païs n’es poulit coumo l'miu.

(Refrain)

O moun païs tant dous à ma mémorio,
Toun noum aïmat é grabat din moun cor.
Oun soun nescut, Diu belgo que mé morio
Jou l'miu cel blu, jou l'miu bel souleil d'or.

(Refrain)
Clément , le 20 avril 2010
 
     Se Canta (version française) Sous ma fenêtre
Il y a un oiselet
Toute la nuit chante
Chante sa chanson.

(Refrain)
S'il chante, qu'il chante
Il ne chante pas pour moi
Il chante pour ma mie
Qui est loin de moi.


Ces montagnes
Qui si hautes sont
M'empêchent de voir
Où sont mes amours.

(Refrain)

Montagnes baissez vous
Plaines dressez vous
Pour que je puisse voir
Où sont mes amours.

(Refrain)

Ces montagnes
Bientôt s'abaisseront
Et mes amours
Se rapprocheront



Cette chanson très connue est chantée un peu partout dans le sud de la France.
GASTON Phoebus (1331-1391) devint en 1343 Comte de Foix et Seigneur de Béarn sous le nom de Gaston III. Il prit le surnom de Phoebus (soleil) pour illustrer sa blondeur et son désir de puissance. C'était un homme puissant, passionné de chasse et ... de femmes. Ce serait pour se faire pardonner ses infidélités qu'il aurait écrit ce chant destiné à son épouse retirés ans sa famille en Espagne. Légende ou pas ?
Ce qui est certain c'est que « Se canta » date de cette période...
Clément , le 20 avril 2010
 
     Se Canta (version patois) Déjous ma finestra
I a un auselou
Touta la neï canta
Canta sa cansou

(Refrain)
Se canta que canta,
Canta pas per yéou
Canta per ma mia
Qu'ès al len de yéou.


Aquelas mountagnas
Que tan naoutos soun
M'empâchan de veire
Mous amours oun soun.

(Refrain)

Baïchats bous mountagnas
Planas, levatz bous
Per que posque beïre
Mous amours oun soun.

(Refrain)

Aquelas mountagnas
Léou s'abaïcharan
E mas amouretas
Sé raprocharan.

(Refrain)
Clément , le 20 avril 2010
 
     Au fil de l'eau Comme notre métropole, FOUYS, entre Ariège et Arget, Sorgeat a, lui aussi , son petit confluent, sa FOUYS, où se joignent les eaux de l'Assaladou (ou plutôt, du Roc de l'Orry d'Ignaux) et du Pla dal Mount, les deux gardiens qui veillent sur lui.
Le Riou, qui accourt vers nous à grandes enjambées entre Débésolle et Marquirol, entre Bals et Berdals, qui fait un saut Al Pis, qui se glisse entre Benne et Coungoust, garde ce nom (Riou de la Fouys) jusqu'au village, où il devient moins sauvage, acceptant même qu'on l'enjambe, au Pounteil, et qu'on l'emprisonne (pour quelques secondes à peine) foulé aux pieds des boulistes de la Fount...
...Un autre pont et puis un autre, à la Fountette , et puis un autre encore, à la Mouleille (il fit tourner des meules, autrefois, au Mouli de la Frise).
Encore un pont, et un dernier enfin, sous la route de Prades,nouvelles meules, bien visibles, celles-là, en bord de route, donnant son nom à La Molle.
Autres Mouleilles, aux confins d’Ignaux : que de moulins et que de meules! (« Que d’eau ! que d’eau!»)
Ici, le Riou s’est paré du beau nom, bien français, de Ruisseau de Sorgeat, il est prêt à affronter « la gen dé la bilo » (d’Ax), mais auparavant, il se fourvoie dans les affres du Goulaffre, s’en tire plutôt bien, en Rameil (et si on campait, pour se remettre de nos émotions ?...)
Et ça y est, le village natal est depuis longtemps oublié, on joue à cache-cache dans les lacets de la Départementale, on prend des raccourcis( depuis longtemps fermés au piéton…au fait, de quel droit ?)
Par deux fois, on se fait « entuber », et voilà donc que recommence la servitude : A quoi sert-il de s’être libéré des roues des moulins de Sorgeat, si on se remet à turbiner comme un beau diable, du côté des Cascatelles ?
Adieu, joli ruisseau de la Fouys, et Bon vent !
… Bien loin de là, du côté de Cintegabelle, à Boulbonne, exactement, où vivaient de bons moines ( dont l’un devint pape, sous le nom de Benoît XII, ) tu retrouveras ton ami d’enfance, né à Drazet, mais qui a pris d’autres chemins que toi, et qui a su garder son nom, l’Hers, bien plus longtemps que toi.
André , le 20 avril 2010
 
     Sorgeat (version patois) Sourjat, bel païs hurous, su l’cami de moun bilatge,
Malgré les médisents, as un poulidet bisatge.
D’embéjousis diraü que tes carreres soun fangouses.
Les escoutetz pas, brabes gens,countinuatz à ‘stre hurouses.
Etz en plen bel soulelh, en un merbelhous site,
E, se le troba lhetch, perque le bilandres i courr bite ?
Es que toutes bostres graciusitats l’atirou.
Les estranges en bous quittan à regret se rebirou !
Bostres terres fertiles soun al soulelh é naùtes.
I peijats fiérament et nou de grapipaùtes.
Dins les coumeils hurousis se trobou bostres bordes.
Rescapat de berdu, prega Diou quand les abordes !
Sigues fier de toun trabalh, toun bras a salbat la França !
E ta noble suzou i rédouna l’esperança !
Autriscops, aqui naoùt peïchiu les forts troupelhs.
E, malgré que diminuats i a toutjoun d’En-Ramelhs !
O Sourjat, abia jouit bèl al Col de Peyres-Blanques
Un joun i plourègui fort, abia perdut les baques blanques
Papa les retroubec, roumian al jasse de Fountarelha
I repasseguen pu tard anaben cassa a Couma-Belha !
Jasses, assaladous, prades flourides, bordes hurousis
De falsis plazes des biles n’en siguetz pas embejousis
Etz la supréma baütat jous le pur blu del Cel
Bostres prières peijou dreit as près de l’Eternel !
Rejouida per tes filhes è de mila flous daùrada.
Canti tes gens graciusis, toun aire toutjoun pur ;
Toun crouqué, dount la pregaria peija dins l’azur !
Demora toutjoun quilhada la Raça fièra :
Les Boumpart, les Fountarelha, les En-Ramelh, les Carrièra !
Quand cantou les bouyès, le refrin s’enten d’Andorra.
Et les filhetes, malines, despertou Terpsicora !
Guillot, le fièr pastou, qu’es debalhat de l’orri,
Embrassa sa proumesa, i repeta : t’adori !
A l’escola de la Sagessa,quand aùren bèls angèls,
Faren que lhour cor garde la blancou des anhels !

Lauréat de l’Escolo deras Pyrénéos
Ax, 21 avril 1927
François Vergé, Jardinier-félibre , le 8 novembre 2009
 
     Sorgeat Bel et heureux Sorgeat, sur mon chemin de Prades,
Malgré les médisants, qu’il est beau ton visage !
Des envieux diront bien : Tes chemins sont boueux !
Ne les écoutez pas, soyez toujours heureux.
Tu es au plein soleil en un merveilleux site.
Le citadin, déçu, reviendrait-il si vite ?
C’est bien, soyez-en sûrs, que tes charmes l’invitent
Et avec mille regrets le voyageur vous quitte.
Fertiles sont vos terres, au soleil et bien plates,
Où vous allez tout droits, et pas à quatre pattes
Dans les vallons heureux granges aux senteurs de foin.
Rescapé de Verdun, grâce à Dieu tu revins,
Sois fier de ton travail, ton bras sauva la France
Et ta noble sueur redonne l’espérance.
Autrefois, tout là-haut paissaient de grands troupeaux
Et bien que moins nombreux ils n’en sont pas moins beaux.
Oh Sorgeat, mon bonheur au Col des Pierres Blanches !
Et ce jour de détresse, perdant nos vaches blanches
Que Papa retrouva, tout près de Fountareille,
On y revint un jour, chassant vers Coume-Beille…
Jasses, assaladous, vastes prairies en fleurs,
Granges et métairies, c’était notre bonheur,
Soyez bien toujours là, sous l’azur du beau ciel :
Ces prières montent droit aux pieds de l’Eternel.
Joli Sorgeat, de tout mon cœur je chante ta prairie
Egayée par tes filles, de mille fleurs dorée
Chantons ton peuple aimable et ton air toujours pur,
Clocher et sa prière tout là-haut dans l’azur,
Il est toujours debout ce peuple resté fier
Les Bompart, Fountareille, En Rameil et Carrière,
El le chant des bouviers s’entend jusqu’en Andorre,
Les fillettes espiègles éveillant Terpsichore,
Guillot le fier berger descendant des estives
Redisant son amour, embrassant sa promise…
Que l’école où bientôt vont aller leurs enfants
Leur garde à tout jamais ce grand cœur innocent !

Lauréat de l’Escolo deras Pyrénéos
Ax, 21 avril 1927
François Vergé, Jardinier-félibre , le 8 novembre 2009
 
     Par monts et par vaux Ni rime ni raison…
Un rythme, une passion
Avec les yeux de notre foi
Avec les yeux, seuls quelquefois,
Le souvenir, le plus souvent
Des balades de nos vingt ans

Notre horizon, vers le Levant :

Lac d’Ayguelongue et Pic de l’Homme,
Estanhol, Liate et Peyréjat.
De la Lhusère au Col de l’Osque,
Cabane Longue et Coume Grande,
Du bac d’Esprays au fier Braceilh,
Du Roc de Bragues au Tarbésou.
Vers Serrembarre, Pique Doulente,
De Coumpoulou à Casteilhou,
De Coume Frède à Coume Beilhe,
Recs de Tarnabe et Sahuquet
Pla de la Garde et Peyres Blanques,
Recs de Labailh, rec du Taychou,
Sarrat Prumiè, Fount Coumunal,
Sarrat de Jors et Nabinals,
Agal d’al Fatch, riou de la Fouys :
A son chevêt, derrière nous,
Le Pla d’al Mount, l’Assaladou…

-Oh-là, oh-là ! Tout doux, tout doux !
Halt’là, halt’là ! Arrêtons tout !
Reprenons souffle, en recherchant
Par la pensée, là, devant nous,
L’autre horizon, vers le Couchant

***
Sorgeat, le 1er février 2006
André , le 8 novembre 2009
 
     Poème d'un poilu Ce poème a été adressé à ma grand tante infirmière à l'ambulance américaine de Neuilly en 1915 par Pol dé Saint Roch, musicien à Tarascon, Ariège
Quatré lignos in patouès de l'Ariego
A qué té sert d'èstré poulido
Sé nas pas un bel amourous
Sans èl l'hiber tu es transido
Malgré qué sios-quès sus tizous
jacques Bellet , le 11 février 2008
 
     Lune Vieille (Caldra ana fè lheno)

La faucille à Totor, usée par l’affutage
De Paraou ressort et poursuit son voyage.
Après un bel effort franchissant le barrage
Que l’on dit de Naguilhes…et vogue la faucille !
Mais voilà qu’elle se perd, surplombant Peyréjat
Phébus qui trop l’éclaire nous la reprend déjà

Te verrons-nous demain surgir de Bédeilla ?
Blanc cil encor plus fin ?...A demain, inch Allah !
DDP , le 1er septembre 2005
 
     Tarbésou Soleil levant et Matin calme
Fort et tranquille vers le Levant
Tu es mon(t) Fuji à moi
Yama qui de fumer cessas
D’ailleurs as-tu jamais fumé ?
Yama, donc, qui jamais ne fumas
Tu te mets à blanchir dès que revient l’hiver
A grisonner ensuite : tu fais tout à l’envers !
Les rayons du Couchant te rendent mordoré
Tu contemples ton frère par-delà les vallées
Du nom de Trois Seigneurs glorieusement paré
Mais toi, vieux Tarbésou, tu es mon préféré

Même si quelquefois on se shoote au Saké
DDLL , le 1er septembre 2005
 
     Sorgeat Tes maisons aux pierres si précieuses
Tes habitants au cœur si chaleureux
Tes montagnes
Source d’infinies délices
Tes étoiles investissant la nuit
T’habillant d’un manteau de rubis
Ton ciel d’une pureté sans nom
Tes endroits secrets
Dignes des plus grandioses utopies
Ce charme qui se dégage de tes murs
De ta terre
Tu n’y peux rien changer
Ta pudeur est réduite à néant
Tu dois t’avouer vaincue
Par tant de beauté
Par ce don
Véritable joyau
De rendre les gens heureux
Et eux aussi tellement beaux.
Lunelea , le 2 août 2003
 
 
votre nom*
titre de votre texte*
votre texte*
merci de taper le mot
sorgeat
 




206855 visites
contact . infos pratiques . plan du site . météo . newsLetter . liens . remerciements

Tous droits réservés © Laurent Rameil